Quand Lionel Jospin était contre le « mariage » gay…et quand le PS ne muselait pas ses militants !


Oui, rappelez-vous c’était en 2004, quelques semaines avant le « mariage » gay officié de façon illégale par le maire de Bègles, Noël Mamère.

Qui est le promoteur du « mariage » gay ? Dominique Strauss-Kahn (DSK) lui-même.

Heureusement que Lionel Jospin est encore libre à cette époque :

« Le mariage est dans son prinicipe et comme institution : l’union d’un homme et d’une femme…Je vois s’esquisser une nouvelle tentation bien pensante…qui pourrait empêcher de mener honnêtement la discussion… »

Monsieur Lionel Jospin, sortez de votre droit de réserve et retrouvez votre LIBERTE !

Faites-le en CONSCIENCE…IL Y A URGENCE POUR LA FRANCE !

Elisabeth Guigou : « le mariage de deux personnes du même sexe serait une dénaturation…et sa fin sociale… »


Oui, vous ne rêvez pas, Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux, le 9 octobre 1998 lors de son discours de présentation et de promotion du PACS devant le Parlement, a bien dit : « le mariage de deux personnes du même sexe serait une dénaturation…et sa fin sociale. »

Ecoutons-la poursuivre : « Le PACS est radicalement différent du mariage parce qu’il n’est pas question, ni aujourd’hui ni demain, que deux personnes physiques du même sexe, quel que soit leur sexe, puissent se marier…Le PACS organise la vie commune de deux personnes… »

« Je soutiens, comme de nombreux psychanalystes et psychiatres, qu’un enfant a besoin pour sa structuration psychique, sociale et relationnelle d’avoir face à lui pendant sa croissance un modèle de l’altérité sexuelle, un référent homme et un référent femme…Le PACS organise la vie commune de deux personnes… »

Retrouvez l’extrait vidéo de son discours en cliquant ici. Merci à Civitas.

Après le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, après le Cardinal André Vingt-Trois, c’est au tour de Mohammed Moussaoui, le Président du CFCM de dire NON…


© Ammar Abd Rabbo/ABACAPRESS.COM

Résumé de la déclaration du Président du cfcm

  1. Le mariage ne peut être établi qu’entre un homme et une femme.
  2. Il fonde la famille
  3. Le « mariage » homosexuel n’a aucune légitimité
  4. Les revendications homosexuelles ne peuvent s’opposer au droit légitime de l’enfant à avoir un père et une mère
  5. Pour le débat face à l’enjeu de modification considérable de notre code civil et du droit de la personne et de la famille.

Mohammed MOUSSAOUI, Président du CFCM

Dans le projet de loi de « Mariage pour tous », le gouvernement déclare être conscient de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage et estime que ces dimensions ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité.

Ce projet va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté. Il ouvre l’adoption aux couples homosexuels et ce dans un cadre identique à celui qui est actuellement en vigueur.

Le projet de loi ne prévoit pas d’équivalent à la « présomption de paternité », qui existe aujourd’hui au sein des couples mariés. L’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) n’entre pas dans le périmètre du projet de loi et la gestation pour autrui ne sera pas légalisée.

Position du culte musulman

Le mariage fait l’objet d’un encadrement particulier dans la jurisprudence musulmane, comme en témoignent les nombreux textes coraniques et traditions prophétiques qui traitent des questions du statut personnel et de la famille : des épousables et des non-épousables, des droits et des devoirs des conjoints, des règles de l’héritage et des relations entre les générations….

Il ressort de ces textes que le mariage, selon la religion musulmane, est un pacte fondé sur le consentement mutuel en vue d’établir une union légale et durable (Coran, s 4, v. 21), entre un homme et une femme. Il a pour but la vie dans la fidélité réciproque et la fondation d’une famille stable sous la direction des deux époux.

De ce fait, la non-conformité du « mariage homosexuel » avec les principes de la jurisprudence musulmane fait l’unanimité au sein de toutes les écoles juridiques musulmanes.

Ce pacte entre un homme et une femme crée une relation de filiation réelle et structurante non seulement de la relation de l’individu avec ses ascendants et ses descendants, mais également de sa relation avec les autres membres de la société :

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons répartis en peuples et en tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. En vérité, le plus méritant d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Omniscient et bien Informé » (Coran, s. 49, v. 13).

Pour un débat serein et respectueux

L’opposition du culte musulman au mariage de deux personnes de même sexe étant réaffirmée, nous devons rajouter que, compte tenu du principe de laïcité qui tient compte de la diversité et de la pluralité des religions et des convictions au sein de notre société, nous sommes conscients que les règles et les normes d’une religion ne peuvent être mises en avant pour s’opposer ou se soustraire aux normes et aux règles de la République qui s’appliquent à tous. Ces règles républicaines doivent être le résultat de débats et de choix démocratiques ouverts à tous les citoyens quelles que soient leurs conditions ou leurs convictions. Profondément attachés au principe de justice et du respect de l’égale dignité de tous ainsi qu’à la reconnaissance de la pluralité des religions et des convictions dans notre société, nous entendons contribuer, dans cet esprit, aux débats démocratiques et à l’évaluation des choix projetés pour notre modèle sociétal.

Par ailleurs, en présentant notre position sur le projet de loi, nous réaffirmons notre condamnation totale de toute forme d’atteinte qui viserait une personne en raison de ses opinions, de son appartenance religieuse ou de son orientation sexuelle. Et, à ce titre, nous condamnons fermement tout acte homophobe.

Le mariage, la famille et l’enfant

Le projet de loi portant sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est pas une simple extension d’un statut réservé aujourd’hui à des couples hétérosexuels, il s’agit de transformer profondément une institution millénaire qui a permis à l’humanité de continuer à exister et à s’organiser avec des repères clairs, en harmonie avec la Création tout entière :

« Nous avons créé de toute chose deux éléments de couple (mâle-femelle), peut-être vous rappelez-vous » (Coran, s. 51, v. 49).

Le principe de l’accès sans discriminations à une institution ne peut être dissocié de la mission assignée à cette institution. Ce sont les conditions de l’accomplissement de cette mission qui déterminent les qualités requises pour les candidats qui souhaitent y accéder.

La mission du mariage ne peut être réduite à la reconnaissance d’un lien amoureux entre deux personnes ou à leur volonté de vivre ensemble. Sa mission est aussi la fondation d’une famille stable sous la direction des deux époux.

Le fait que deux personnes de même sexe puissent déployer tous les moyens pour donner à un enfant de l’amour et de l’affection ne peut être un argument pour relativiser une donnée anthropologique et psychologique fondamentale qu’est le besoin d’un enfant d’avoir une filiation réelle issue d’une mère et d’un père.

Même dans la situation de monoparentalité imposée – par le divorce ou par la disparition de l’un des parents -, les deux parents restent présents dans la conscience et le psychisme de l’enfant.

L’adoption est un moyen pour alléger la souffrance d’un enfant abandonné tout en préservant sa filiation réelle et non un moyen de satisfaire un projet ou un désir parental de personnes adultes en créant entre eux et l’enfant une filiation fictive.

Dès lors, a-t-on suffisamment de recul pour être sûr de garantir à tous les enfants adoptés les mêmes chances d’épanouissement, indépendamment de la nature du couple adoptif ?

Pourquoi amorcer l’engrenage ?

D’autres problèmes éthiques à ne pas sous-estimer peuvent resurgir via la question du mariage.

À titre d’exemple, le projet gouvernemental, s’il exclut pour l’instant de faire reconnaître l’équivalent à la « présomption de paternité », qui existe aujourd’hui au sein des couples mariés, ou l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA), pourrait trouver des difficultés à défendre cette position.

En effet, le principe d’égalité entre tous les couples, pourrait être invoqué pour refuser toute différence de traitement en raison de la nature du couple. Le débat sur la gestation pour autrui et d’autres questions bioéthiques risquent d’être relancés dans un contexte nouveau.

Le Code civil et les notions de père et de mère

D’autres interrogations liées à l’éventuelle mise en œuvre de ce projet de loi porteraient sur des considérations qu’il ne faut pas sous-estimer.

À titre d’exemple, y aurait-il deux régimes de mariage (hétérosexuel et homosexuel), avec deux états civils distincts (par exemple, extraits de naissance avec les mentions « père » et « mère » pour le mariage hétérosexuel et autres mentions pour le mariage homosexuel).

Car, au nom du principe d’égalité et d’équité, pourquoi imposer aux couples hétérosexuels et à leurs enfants la suppression des mentions (père et mère) dans leur état civil lorsqu’on sait que cette suppression aurait forcément un impact sur leurs sentiments, leur identité et leur vie quotidienne ?

Au cas où il y aurait un seul régime et un seul modèle d’état civil, a-t-on évalué les conséquences générées par l’actualisation des registres d’état civil et de tous les documents qui reposent sur ces registres : livret de famille, copie d’acte de naissance, acte de mariage, carnet de santé, etc., mais également au sein de la fonction publique, de la sécurité sociale, des établissements d’enseignement, etc. ?

Sur l’opportunité de légiférer

Si nous ne pouvons pas ignorer que certaines personnes homosexuelles, au nom du principe de l’égalité, demandent que leur vie en couple soit reconnue via l’institution du mariage avec les droits et les devoirs qu’elle impose, nous sommes en mesure de nous interroger sur le nombre de couples qui feraient cette demande et du nombre de ces couples qui souhaiteraient bénéficier du droit d’adopter des enfants.

À titre indicatif, d’après l’INSEE, entre 2000 et 2010, 904 746 PACS ont été signés, dont 63 609 (soit 7,03 %) entre des personnes de même sexe.

Le nombre de couples homosexuels concernés par ce projet de loi étant très réduit, nous nous interrogeons sur l’opportunité d’introduire, par son adoption, une évolution importante dans la vie en société avec le risque d’ouvrir un débat passionnel, qui divise au moment où il y a nécessité de concentrer les efforts de tous sur les priorités et les défis importants qui se présentent à notre pays en cette période difficile de grande crise économique et sociale.

Nous ne pouvons ignorer que des sondages réalisés récemment (IFOP, août 2012) donnent 65 % de Français favorables au mariage entre deux personnes de même sexe et 53 % de Français favorables à l’ouverture de l’adoption aux couples de même sexe.

Cependant, il est utile de rappeler qu’avant le lancement des états généraux de la bioéthique en septembre 2008, les sondages donnaient une majorité de Français favorables à la gestation pour autrui (mères porteuses). Après un semestre de débats publics, ils étaient une majorité à s’opposer à la légalisation de cette pratique en France afin d’éviter tout risque d’instrumentalisation du corps de la mère porteuse.

Le risque d’emprunter, par la transformation d’un grand principe régulateur qu’est la filiation, un chemin irréversible qui engage la société d’aujourd’hui et de demain dans un avenir incertain est très grand.

Ce serait oublier, comme le soutenait Henri Bergson que « sur dix erreurs politiques, neuf consistent à croire que ce qui était vrai hier l’est encore aujourd’hui » mais que la dixième, la plus grave sans doute, consiste à croire que « ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui ».

Pour obtenir le document officiel cliquez ici.

Pour en savoir plus sur le CFCM

L’ APEL : non au « mariage pour tous » !


Nos amis de l’Apel expriment ci-dessous leur opposition ferme au projet de loi gouvernemental visant à permettre le mariage de personnes de même sexe.

« Alors que tant de parents, de jeunes et de familles sont à la recherche de de repères, d’aide et de soutien, il serait paradoxal de contribuer à accroître le mal-être de beaucoup en déstabilisant l’un des repères majeurs de notre société.
Le mariage, acte qui lie deux personnes de sexe différent, est également un acte public, reconnu par la société. Il répond à un souhait de la société de favoriser le meilleur cadre juridique et affectif pour l’éducation des enfants. Le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme qui s’engagent l’un envers l’autre, se promettent aide et assistance, et s’unissent pour accueillir et éduquer leurs enfants. Jusqu’à preuve du contraire, on n’a pas trouvé mieux pour élever un enfant qu’un couple formé d’un père et d’une mère qui s’aiment et qui s’engagent dans une vie commune pour le bien de l’enfant
L’union de deux personnes de même sexe n’est évidemment pas de même nature, ne répond pas aux mêmes objectifs et ne peut donc recevoir le même nom ni la même reconnaissance par l’Etat
L’Etat a le devoir éminent de protéger le plus faible, en l’occurrence l’enfant, et de favoriser les meilleures conditions de son développement. Le droit de l’enfant, c’est-à-dire le droit du plus faible, prime sur le droit à l’enfant, droit qui ne peut exister. L’enfant a le droit d’avoir un père et une mère, il a le droit à la vérité sur ses origines, il a le droit d’avoir le meilleur cadre pour son éducation
Le principe de précaution, que l’on évoque si souvent de façon abusive, doit s’appliquer de façon évidente à ce qui est le plus précieux : l’homme et son devenir
On ne joue pas avec ce qui constitue l’un des fondements de notre société. Dénaturer le sens du mariage est un changement majeur, une rupture de civilisation. A quel moment les français ont-ils été informés, ont-ils débattu de ce changement de société ? L’Apel demande qu’une véritable réflexion s’engage sur ce sujet et que les français soient largement consultés. Quel que soit le devenir de ce projet de loi, l’Apel continuera, bien entendu, à remplir sa mission auprès de tous les parents qui font le choix de l’Enseignement catholique. »

ILS SERONT DES NÔTRES LE 17 NOVEMBRE ! REJOIGNEZ-NOUS 😉

François Fillon parle du « bouleversement de la filiation »…


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François Fillon a invité ce matin, le mercredi 14 novembre, Les Tourtereaux à venir l’écouter sur RTL.

Il était interviewé par Jean-Michel Aphatie, pour qu’il réagisse à la première conférence de presse donnée par François Hollande la veille.

Après les questions économiques, Jean-Michel Aphatie reprend les propos du Président Hollande sur le « mariage » gay : « le mariage des homosexuels nous le ferons et si la droite revient au pouvoir, quand elle reviendra au pouvoir elle ne le défairera pas… »

Réponse de François Fillon : « pour moi, il y a deux sujets : il y a le mariage entre deux hommes, deux femmes, il y a la reconnaissance de leur amour, il y a les questions juridiques qui s’y attachent. Je n’ai pas d’hostilité à cette question là. Le problème c’est l’adoption et c’est le bouleversement de la filiation, le changement du code civil avec le changement de l’appellation des parents. Si on est philosophiquement hostile à cette réforme, on ne peut pas dire qu’on reviendra au pouvoir et qu’on n’y touchera pas. Il faudra trouver le moyen de régler la question de l’adoption, et la question de la filiation et faire en sorte qu’il n’y ait aucune possibilité d’aller vers la procréation assistée… »

« Je demande qu’on organise un débat public sur cette question… »

Pour François Fillon les manifestations qui sont organisées sur le sujet ne sont pas suffisantes : « ce n’est pas suffisant parce que l’opinion publique n’est pas à jour des conséquences de ce texte. Moi, j’ai indiqué que, si j’était élu Président de l’UMP, plutôt que d’aller manifester, j’organiserai un grand débat public dans chaque département, en faisant venir des hommes et des femmes qui sont des spécialistes de ces questions de la famille, de tous les bords… »

François Fillon ne participera pas aux prochaines manifestations des 17 et 18 novembre. Et c’est bien dommage.

Car c’est maintenant qu’il faut mobiliser toutes celles et tous ceux qui s’opposent au projet de loi « le mariage pour tous ». Après ce sera trop tard. Non seulement ce sera trop tard, mais revenir sur un projet de loi qui aurait été voté par le Parlement est quasiment impossible. D’ailleurs la droite n’est pas revenue sur les 35 heures !

Cette position de l’ancien Premier Ministre manque de courage et de réalisme.

Ce qui est certain :

  • François Hollande ne reviendra plus sur ce projet de loi;
  • les manifestations (sauf si nous sommes des millions…) n’y changeront rien;
  • le vote au Parlement est quasiment acquis (sauf si la fronde des élus de gauche grossie de façon significative)…

Bref, il nous reste une seule chose à faire : à nous barrer !

Mais non, pourquoi être aussi pessimiste?

Allez courage, mobilisons-nous massivement les 17 et 18 novembre. Soyons des millions à dire NON AU « MARIAGE POUR TOUS » 😉

 

Merci Lionel Jospin !


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Monsieur le Premier Ministre,

Nous vous avions déjà rencontré lors du PACS où vous aviez dit NON au « mariage bis ». Cette fois-ci vous revenez sur le sujet à la suite de la question de Michel Denisot, au Grand Journal du 9 novembre 2012 :

« Etes-vous pour le mariage gay ? »

Nous avons choisi cet extrait précis qui résume votre position :

« N’oublions pas que l’humanité toute entière est structurée HOMME-FEMME, elle n’est pas structurée en fonction des préférences sexuelles. »
Le message est très clair : Lionel Jospin a redis son opposition au « mariage » homo.

D’ailleurs spontanément vous répondez à la question de Michel Denisot en disant  :

« Je ne sais pas ce que c’est que le « mariage pour tous » au moment où désormais beaucoup de gens se pacsent ou vivent sans se marier, où beaucoup de mariage se défont aussi. Donc, il faudrait employer une expression plus précise qui est un mariage offert aux couples homosexuels… C’est la position de mon parti, et donc je la respecte. Ce n’était pas la mienne au départ… »


Merci Monsieur Jospin pour cette preuve de courage. A qui le tour ?

François Hollande, Jean-Marc Ayrault, Christiane Taubira, à vous de jouer. Dites la vérité aux Français : votre projet « le mariage pour tous » n’est pas le bon. Ne travaillez pas pour satisfaire les pratiques ou les « préférences sexuelles » d’une ultra-minorité. Mais plutôt pour satisfaire « l’humanité toute entière ».

Monsieur Jospin,

Pouvez-vous demander au Président d’abondonner son projet et d’organiser plutôt
LES ETATS GENERAUX DU MARIAGE, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE ?

Monsieur Jospin,

Viendrez-vous manifester avec nous les 17 et 18 novembre? Viendrez-vous à La Manif Pour Tous ?
 

La tribune des Tourtereaux : un appel solennel !


Nous vous présentons dans cette tribune la synthèse de nos principaux travaux. Au préalable nous faisons un bref historique. Nous résumons, ensuite, en 7 principaux arguments nos positions sur le projet de loi « le mariage pour tous ». Et nous lançons un appel au gouvernement sous la forme de trois propositions. Bonne lecture !

Tout d’abord rappelons que si le mouvement s’est lancé au mois d’octobre, l’ensemble des membres fondateurs du mouvement représente des familles conscientes du problème depuis de nombreuses années. Engagés en politique, pour certains d’entre-eux élus, ou dans la vie associative, ils ont tous la conviction que face à ce projet de loi « le mariage pour tous » la France est confrontée à un des enjeux les plus importants  depuis la loi Veil de 1975 sur l’avortement, depuis les manifestations pour sauver l’école libre de 1984, depuis le PACS de 1999, et depuis la révision des lois de bioéthique de 2011.

Un enjeu sociétal qui concerne notre civilisation : revenons en arrière, sur le PACS principalement.

Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir dans les années 80, on assiste à l’avènement d’une nouvelle politique sociale : celle qui favorise l’homosexualité et sa reconnaissance sociale (dépénalisation de l’homosexualité en 1982, développement des milieux associatifs, etc.). Puis, surgit le SIDA (VIH) qui remet en cause ce développement car les homosexuels sont les premiers touchés par le virus.

Il existe jusqu’à la fin des années 80 une réelle opposition à prendre en compte l’existence d’homosexuels vivant ensemble. D’ailleurs en 1989, la chambre sociale de la Cour de cassation a rappelé que le « conjoint en union libre doit être compris comme ayant entendu avantager deux personnes ayant décidé de vivre comme des époux, sans pour autant s’unir par le mariage, ce qui ne peut concerner qu’un couple constitué d’un homme et d’une femme » (soc., 11 juillet 1989).

La gauche jusqu’au boutiste…

Dans les années 1990 et jusqu’au PACS des dizaines de propositions de loi sont déposées pour créer un nouveau contrat civil. C’est Mélenchon (le révolutionnaire) qui dépose au Sénat en 1990 un « contrat de partenariat civil ». C’est le CUC (contrat d’union civile) qui déclenche véritablement les hostilités en 1991 et qui aboutira au PACS de 1999.

Du CUC au PACS, en passant par le CUS, le CVS et le PIC

Avec l’arrivée au pouvoir de Chirac en 1995, le « couple » homosexuel est bel et bien enterré. Il y aura cependant quelques tentatives et une transformation du CUC en CUS (contrat d’union sociale). Les homosexuels qui souhaitaient rester en dehors de toute normalisation vont alors changer et revendiquer à partir des années 95 une « égalité de droits ».

Jacques Toubon qui est à l’époque Garde des Sceaux (comme Christiane Taubira aujourd’hui) déclare en 1996 « il n’est pas question de créer le contrat d’union civile, il est au contraire question de favoriser dans le pays les mariages et les naissances ».

Le PACS de 1999 : l’action des lobbies homosexuels

L’avènement du Pacte Civil de Solidarité en 1999 est principalement dû à l’union des :

– associations de gays;

– associations de lutte contre le SIDA (comme Ensemble Contre le Sida, ECS, Act-Up, Centre Gay et Lesbien, Aides, etc.), subventionnées en millions d’euros;

– de personnalités médiatiques et au pouvoir « occulte »: comme Pierre Bergé.

Pendant l’avènement du PACS ces lobbies préparent dans les coulisses le « mariage pour tous »

Alors que Lionel Jospin et Elisabeth Guigou, Garde des Sceaux en 1999, disent clairement leur opposition au « mariage gay » et à l’adoption d’enfants par des homosexuels, dans les coulisses les mêmes préparent le « mariage pour tous ».

Ils sont aidés en cela par d’autres poids lourds du parti socialiste : comme Dominique Strauss Kahn (DSK). C’est dire…

On le voit et on l’aura compris : notre société subie de plein fouet une machination née dans les années 1980, dont l’avènement a été le PACS et dont l’une des étapes est le « mariage » gay. Et selon le Ministre délégué à la Famille : « ce n’est qu’une étape… »

Face à ces enjeux nous présentons nos 7 principaux arguments pour contrer « le mariage pour tous » et la suite…

1. Les partisants parlent « d’une question d’égalité de droits ».

En réalité, cette argumentation contredit un principe du droit : des situations différentes ne peuvent être traitées de façon identique ni générer des droits semblables. Or il y a bien une différence de nature entre un couple hétéro et une union homo : le premier peut donner la vie, pas le deuxième. La filiation existe, l’homofiliation n’existe pas.

2. Le « mariage pour tous » : l’est-il vraiment ? 

Le mot « tous » ne veut rien dire en l’espèce. Et en droit, il veut dire « personne » car non défini. Quels sont les critères de validation? Quelles sont les obligations du « mariage pour tous »? Des handicapés vont-ils pouvoir se marier en cas de maladie trop grave?

Allons-nous autoriser le « mariage » à trois, quatre… Combien de papas et de mamans aura l’enfant?

3. « Ce sera le mariage de l’amour. »

D’abord il n’existe aucune obligation de se marier pour s’aimer. La question n’est pas de l’ordre du sentiment. Mais en portant le discours du sentiment sur le mot mariage on touche nécessairement à l’institution, à son histoire, à nos coutumes, à nos valeurs, au droit, à la nature. Si le mariage est une institution, et c’est le cas. De quoi s’agit-il?

Le mariage est une protection qui permet au couple de s’unir, de s’engager durablement et d’y accueillir la vie. Dans le mot mariage en latin, il y a maritare (le père et la mère). Par le mariage la femme se prépare à être mère. Le mariage et la filiation sont liés, comme le mariage uni l’homme et la femme. Ce n’est que du bon sens.

4. « Le mariage n’est qu’un simple contrat entre 2 personnes. »

En réalité, le mariage est plus qu’un contrat entre deux personnes : c’est une institution fondatrice de notre société parce que cette union dépasse le cadre privé. Le code civil ne donne pas de définition de cette notion centrale, mais il en trace les contours : ses conditions de formation, ses finalités et ses sanctions. Ecoutons ce que disait Portalis au cours des travaux préparatoires du code civil : le mariage «est la société de l’homme et de la femme qui s’unissent pour perpétuer leur espèce, pour s’aider par des secours mutuels à porter le poids de la vie et pour partager leur commune destinée ».

5. « Ce n’est pas grave pour l’enfant : deux gays ou deux lesbiennes peuvent être de bons parents. »

C’est là la clef de l’enjeu : l’Enfant. Celui-ci devient avec le « mariage pour tous » non plus sujet de droit, mais objet du droit. Il devient l’objet du désir de 2 gays ou 2 lesbiennes. Alors qu’avec son papa et sa maman, il est le fruit de leur union. Et c’est une différence importante : l’enfant né d’un père et d’une mère a besoin de son père et de sa mère. Il a besoin de l’altérité. C’est vital !

Quant à la question « bons parents »? L’amour ne suffit pas à l’enfant. Il a besoin, comme le disent communément de nombreux psychanalistes et psychologues d’un père et d’une mère pour son éducation. Et pourquoi émettre un jugement sur l’éducation donnée par un père et une mère? Qui va déclarer bon tel père? Attention danger, cette pente est dangereuse. Là le rôle de l’Etat exige qu’il intervienne pour aider les couples en difficultés.

6. « Régularisons la situation des gays et des lesbiennes qui ont déjà adopté ou qui élèvent déjà des enfants. »

Cette remarque est un peu similaire à la revendication de la régularisation des « sans papiers », des clandestins. Il est vrai qu’en France, une personne seule peut adopter un enfant. Cela s’explique par des raisons historiques : après guerre le nombre d’orphelins était tel qu’il fallait bien résoudre le problème dans l’urgence. A l’époque, l’homosexualité était quasiment inexistante. En tout cas, cette pratique était secrète; et, surtout pas revendicative. Ce n’est donc pas une raison suffisante pour légiférer dans le sens actuel. Il faudrait par contre revoir la loi sur l’adoption en priorisant son accès aux parents (papa et maman) qui sont stériles et qui ne peuvent pas avoir d’enfants. L’exception historique des années 45-50 ne doit pas devenir la règle.

7. « Cet engagement n°31 de François Hollande a été accepté par tous les Français lors de son élection. »

Alors que dans les années 95 le Contrat d’Union Civile (le CUC) était majoritairement voulu dans les sondages (plus de 60% d’avis favorables), le gouvernement a enterré le projet. François Hollande n’est pas forcément favorable au « mariage pour tous », la presse (qui est de gauche) s’en fait l’écho : http://www.leparisien.fr/societe/hollande-reserve-sur-le-mariage-gay-08-11-2012-2303343.php

En outre, nous sommes en démocratie et les citoyens ont le droit sur ces enjeux de société de débattre. Les élus, le Président, le gouvernement, ont le devoir de permettre ce débat apaisé et démocratique.

Enfin, ce projet provient d’une ultra-minorité agissante qui a su s’entourer des personnes clés du pouvoir pour parvenir à ses fins. Ces procédés ne sont pas dignes de notre démocratie et la mette en danger.

Demain quelle ultra-minorité aura autant de pouvoirs? Pas nous :-((

En conclusion, nous demandons solennellement au Président de la République, Monsieur François Hollande, à son Premier Ministre, Monsieur Jean-Marc Ayrault, et à son gouvernement de :

  1. Revenir sur votre projet de loi « le mariage pour tous », de l’abandonner et de le transformer en organisant Les Etats Généraux du Mariage, de l’Enfant et de la Famille.
  2. Renforcer le droit de la Famille en permettant aux parents qui ne peuvent pas avoir d’enfants d’être prioritaires pour l’adoption
  3. Proposer au Congrès que soit inscrit dans la Constitution :«Le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Le mariage est une institution inaliénable fondatrice de notre société qui engage le couple et protège les enfants nés de cette union.»