A lire dans le Monde du 26 octobre : « Les homosexuels veulent entrer dans la norme en la subvertissant »


Nous avons apprécier cet article qui pour une fois est bien fait : le Monde a interviewé Xavier Lacroix, théologien et philosophe, membre du Comité consultatif national d’éthique. Il explique pourquoi l’Eglise s’oppose au futur projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels.

Extrait de l’article que vous pouvez retrouver dans nos Actualités (revue de presse du 30 octobre 2012)

 » Pourquoi l’Eglise ne peut-elle être qu’opposée au mariage entre personnes du même sexe ?

Vous remarquerez que dans ce débat, l’Eglise catholique ne met pas en avant la croyance mais une position éthique, car ce sont des biens fondamentaux qui sont en jeu. L’Eglise développe deux types d’objections : l’une liée à la différence sexuelle, l’autre à la place de l’enfant dans l’homoparentalité. Elle pointe aussi le flou qui entoure le sens du mot mariage.

Aujourd’hui, neuf personnes sur dix pensent que le mariage est la célébration sociale de l’amour. Pourquoi, alors, ne pas le célébrer entre deux personnes du même sexe qui s’aiment ? Or, anthropologiquement, traditionnellement, juridiquement, universellement, le mariage n’est pas que cela. Il est l’union entre un homme et une femme en vue de procréation : si on enlève la différence de sexe et la procréation, il ne reste rien, sauf l’amour, qui peut rompre.

Le mariage est aussi une institution et pas seulement un contrat. L’institution du mariage est définie par un corpus de droits et de devoirs des époux entre eux et envers les enfants. La société y intervient comme tiers, considérant qu’elle en a besoin pour l’intérêt général. La société a-t-elle « besoin » de l’amour homosexuel, de couples homosexuels solidaires. Peut-être, mais j’en doute.

La réalité est faite de couples hétérosexuels non mariés avec enfants, de couples mariés sans enfant, de couples homosexuels, avec ou sans enfants… L’Eglise catholique n’a-t-elle pas au fond des difficultés à accepter les évolutions sociétales ?

Ce n’est pas parce que des couples mariés sont stériles ou choisissent de ne pas avoir d’enfant, que le sens de l’institution change. Elle ménage toujours une place pour l’enfant. En outre, les changements sociologiques actuels me semblent superficiels par rapport à une réalité anthropologique qui demeure.

Si le mariage se limitait à une célébration de l’amour, il n’y aurait plus de fondement pour la filiation, la parenté. Or, qui dit mariage, dit filiation. Aujourd’hui, parenté et conjugalité sont dissociées de fait, mais l’institution continue de les articuler. La présomption de paternité est le coeur du mariage civil. Il articule conjugalité et parentalité et lie la filiation à la naissance. Le droit, et nos contemporains, continuent de penser qu’il est bon d’être le fils ou la fille de ceux dont on est né car la dissociation entre filiation et naissance est cause de souffrance.

Les partisans de l’homoparentalité disent que la différence sexuelle n’a pas d’importance, qu’il n’est pas important qu’un enfant soit né d’untel et d’unetelle ; ils occultent la naissance. Affirmer cela, c’est dire poliment que le corps ne compte pas. C’est grave, car cela revient à penser que tout vient de la volonté et de la culture. Or, le corps aussi est important et le rôle de toute civilisation est de tenir ensemble nature et culture. On est homme ou femme, on peut engendrer ou pas. Il y a là des limites. L’opposition de l’Eglise s’apparente donc à une résistance à la volonté de toute puissance… »

Pour lire la suite, rendez-vous dans nos Actualités.

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Ils l’ont dit !


Lors de leur face-à-face du jeudi 25 octobre dans « Des paroles et des actes », sur la 2, Jean-François Copé et François Fillon ont été très clairs : ils ont dit NON au projet de loi Taubira, ils ont dit NON au « mariage pour tous ».

François Fillon a été le premier à répondre à la question posé par les journalistes : « Si la loi Taubira était votée célébrerez-vous des mariages homosexuels ?« .

Avant de répondre à la question, il a tout d’abord évoqué le fait que ce projet n’était pas du tout opportun : « le gouvernement n’aurait pas dû ouvrir le débat au moment où la crise fragilise notre société… » et il s’est dit opposé au mariage gay.

Par contre « en tant que Républicain, si la loi passe, je l’appliquerai… » Il célébrerait donc des mariages gays. Rappelons qu’il n’est pas élu maire (il est député de Paris). Afin de bien marquer son opposition, il ajoute afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés :

« Ce n’est pas un texte sur lequel je considère qu’il ne faut pas revenir lorsqu’il y aura une alternance. Parce que sur un sujet comme celui là, on ne peut pas considérer qu’une fois le texte voté, les choses sont acquises« .

Quant à Jean-François Copé, il a dit clairement qu’il ne célébrerait pas de mariages gays, en précisant que « des adjoints qui ne sont pas opposés le feront ».

Certains commentateurs ont dit que la droite n’était pas à l’aise. Les réponses de Jean-François Copé et de François Fillon le sont pourtant !

Faudrait-il aller jusqu’à la désobéissance civile si la loi passée? Certains élus (à lire dans la rubrique Face-à-face) y pensent déjà…

Les Tourtereaux saluent le courage des uns et des autres : ne trahissez pas vos convictions profondes ! Défendez-les, défendez le Mariage, l’Enfant et la Famille !

Face-à-face : pour ou contre ?


Dans cette page nous présentons les arguments de personnes qui sont pour le mariage gay, l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, et la procréation médicalement assistée. Nous leur opposons nos arguments.

LE FACE A FACE DU 24 OCTOBRE 2012

De Gilles Bon- Maury  : La France est à la traîne.

« Légaliser le mariage pour tous c’est adresser également un message à nos voisins, belges, hollandais, espagnols ou portugais, dont le mariage n’est pas  reconnu en France parce qu’ils sont deux époux ou qu’elles sont deux  épouses. Il est temps de rattraper ce retard qui plonge la France dans  le passé. Autrefois à la tête du combat pour les libertés individuelles  avec la reconnaissance du pacs, la France est désormais à la traîne. »

Les Tourtereaux répondent à Gilles :

« Non, la France n’est pas à la traîne. A la traîne de quoi et de qui ? Non, la France est encore souveraine en matière civile. Elle doit faire attention à ne pas tomber dans le piège de ressembler, de copier les rares pays : 10 dans le monde (sur 200), qui ont légalisé le mariage gay, et l’adoption d’enfants par les couples homosexuels. Sans se lasser, il faut dire et redire, il faut répéter que l’enfant nait uniquement de l’union d’un homme et d’une femme. Le mariage c’est l’institution fondatrice de la famille, de notre société. Le mariage c’est l’union d’un homme et d’une femme. Il ne faut pas oublier les droits de l’enfant : l’enfant a droit à la vie. Né d’un père et d’une mère, il a droit à grandir avec son papa et sa maman ou avec un papa et une maman. Nous n’oublions pas pour autant les familles monoparentales et les familles qui ne peuvent pas avoir d’enfants. L’Etat doit leur venir en aide, prioritairement. Au nom de quoi, de quelle législation, de quelle mode, imposerions-nous à la société le mariage de deux hommes, de deux femmes, le changement de notre code civil, du livret de famille ? Ne cassons pas la chaîne de notre humanité. Avec Les Tourtereaux, protégeons le Mariage, l’Enfant et la Famille »

Retrouvez aussi ces échanges sur Newsring  : http://www.newsring.fr/societe/55-pour-ou-contre-le-mariage-gay/599-la-france-est-a-la-traine

Un gay contre le mariage gay !


La Manche Libre a interviewé Xavier BONGIBAULT qui est gay et qui se prononce contre le mariage homosexuel, contre l’adoption d’enfants par les LGBT…

Voici un extrait de l’interview :

Homosexuel, Xavier Bongibault est opposé à l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes du même sexe.

Qu’est-ce qui vous dérange dans le projet de loi de Mme Taubira qui sera présenté en conseil des ministres le 31 octobre prochain ?

« J’ai eu la chance d’avoir des parents, un père, une mère. C’est une chose à laquelle tous les enfants ont le droit. Contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, le contrat de mariage n’est pas un contrat d’amour ni un contrat que l’on peut ouvrir au nom de l’égalité, c’est un contrat de construction d’une famille. Or, une famille c’est une mère, un père et éventuellement des enfants. »

Ce sont pour ces raisons que vous avez décidé de créer, en juillet dernier, l’association « Plus gay sans mariage » ?

« Nous souhaitons faire entendre la voix des personnes homosexuelles qui sont contre l’ouverture du mariage et de l’adoption aux personnes de même sexe. Ce projet de loi veut modifier en profondeur la société dans une logique qui se veut progressiste mais qui est en fait libertaire. Et ceci sans qu’aucun débat sur cette question n’ait lieu. »

Comment a réagi la communauté homosexuelle à votre initiative ?  »

Des homosexuels opposés mais aussi favorables à ce projet me disent que j’ai raison de défendre mes convictions. Mais, j’ai, également reçu des menaces. »

De quel type ?

« Dernièrement, dans le cadre d’une interview pour Le Figaro Magazine, nous avions rendez-vous dans un bar du Marais avec Frigide Barjot et Laurence Tcheng, une militante socialiste qui s’oppose, elle aussi, à ce projet. Nous avons été contraints de quitter les lieux sous la menace d’Act up. Pour eux, quand on s’oppose au mariage homosexuel c’est que l’on est forcément homophobe. »

C’est quand même paradoxal dans votre cas…  »

Je les dérange car je suis homosexuel et athée. Ils auraient tellement aimé que je sois catholique et hétérosexuel et ainsi pouvoir ringardiser mon combat. »

Retrouvez la suite de l’interview en cliquant ici :

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-39041-il-est-homosexuel-et-contre-mariage-gay.html