Quand Lionel Jospin était contre le « mariage » gay…et quand le PS ne muselait pas ses militants !


Oui, rappelez-vous c’était en 2004, quelques semaines avant le « mariage » gay officié de façon illégale par le maire de Bègles, Noël Mamère.

Qui est le promoteur du « mariage » gay ? Dominique Strauss-Kahn (DSK) lui-même.

Heureusement que Lionel Jospin est encore libre à cette époque :

« Le mariage est dans son prinicipe et comme institution : l’union d’un homme et d’une femme…Je vois s’esquisser une nouvelle tentation bien pensante…qui pourrait empêcher de mener honnêtement la discussion… »

Monsieur Lionel Jospin, sortez de votre droit de réserve et retrouvez votre LIBERTE !

Faites-le en CONSCIENCE…IL Y A URGENCE POUR LA FRANCE !

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DSK : la tête bien pensante du « mariage pour tous » !


Dominique Strauss-Kahn avant sa chute
copyright JSSNews

Le fait que DSK ait été la cheville ouvrière du « mariage pour tous » ne s’étale pas sur la une de nos magazines ou sur les plateaux télé de nos 20h. Pourquoi ?

Il est bon de rappeler qu’à l’époque de sa grande puissance, il avait pourtant la langue bien pendue. Et toute la gauche était derrière-lui. Il est vrai que depuis le mois de mai 2011, les choses ont changé. Certes, mais pas les projets de loi.

Retour en arrière…

Rappelez-vous (image à l’appui), DSK est au coeur dans les années 2004-2005 de la machine à remonter le temps des années glorieuses de la gauche.

DSK est en première ligne au moment de l’affaire du « mariage » hors-la-loi de Bègles organisé par Noël Mamère (tu parles d’un cadeau !).

Pour lui : « c’est oui »

Quelques semaines avant le raout de Bègles, un socialiste est à l’arrêt, et chasse sur les terres françaises de l’homosexualité. Il a senti que le mariage gay pouvait lui permettre de prendre une longueur d’avance sur ses petits camarades. Qui c’est ? DSK. Lors d’un dîner chez des amis à Paris, il a longuement échangé avec Christophe Girard, adjoint de Delanoë et militant de la cause homosexuelle, qui s’apprête à assister au mariage de Bègles.

L’opinion de DSK sur le sujet de l’homosexualité

« Il faut que le PS soit dans la marche du progrès. » Le 11 mai, le Parti socialiste a convoqué un bureau national sur ce sujet. Le matin même, DSK prend tout le monde de court dans « Libération ». Le titre de son interview est on ne peut plus explicite : « Pour moi, c’est oui ».

Et les autres éléphants ?

Lionel Jospin est contre. Pour Martine Aubry et Ségolène Royale : la question mérite d’être posée, mais ce sera non à l’adoption. La question de la parentalité dérange à gauche : c’est NON !

Et François Hollande ?

C’est en fait lui, en tant que premier secrétaire du Parti socialiste, qui va prendre la décision d’avancer sur le sujet du « mariage gay ». Sujet qui avait été refermé par Lionel Jospin. François Hollande va dire oui au mariage, au nom de « l’égalité des droits ». Mais il n’est pas question de l’adoption.

Et Jean-Marc Ayrault ?

A l’époque (2004-2006) il est très réservé et s’exprime très clairement sur le sujet : « L’égalité des droits n’est pas l’uniformité des droits« .

Nous pouvons remercier DSK, il aurait mieux fallu pour tout le monde que l’affaire du SOFITEL éclate en 2004 !

Vous trouverez ci-dessous les extraits de son interview du 11 mai 2004, parue dans Libération.

Etes-vous favorable au mariage et à l’adoption pour des couples de même sexe ?

Oui. Ma conception du socialisme est que chacun doit pouvoir maîtriser son destin et qu’il faut lutter contre toutes les formes de discrimination. Les droits des homosexuels doivent être les mêmes que ceux des hétérosexuels. Le seul argument de la droite pour s’opposer au mariage des personnes de même sexe, c’est de dire que le mariage doit servir à la procréation. Cela ne résiste pas aux faits : près de 50 % des enfants naissent hors mariage aujourd’hui et il y a, à l’inverse, énormément de couples mariés qui n’ont pas d’enfants. Le lien entre la procréation et le mariage a été rompu. Par conséquent, qu’est devenu le mariage ? Une déclaration d’amour solennelle entre deux êtres qui s’aiment et un contrat afin de protéger les intérêts et le patrimoine des conjoints. Pour ma part, je ne vois aucune raison de l’interdire à deux personnes du même sexe. Quant à l’adoption, le problème est plus compliqué, car les résistances dans l’opinion seront plus fortes. C’est pourtant la question essentielle et il ne faudrait pas, au prétexte qu’on ouvre le mariage, fermer l’adoption.

L’adoption doit être regardée du point de vue de l’enfant plus que du point de vue des parents. Certains pensent que, par nature, il est dommageable pour un enfant d’être élevé par un couple homosexuel. Je considère que c’est une faute morale, et, sauf à ce qu’on me démontre le contraire, un non-sens scientifique.

L’orientation sexuelle ne détermine pas l’aptitude à élever un enfant. La réalité de l’homoparentalité aujourd’hui en est une illustration qui tord le cou aux idées reçues. Ce qui compte c’est le bonheur de l’enfant et son avenir, avec un couple hétérosexuel ou homosexuel. Sans compter que la réalité est encore plus brutale : pour l’enfant, la question c’est être adopté ou rester abandonné.

Sur l’adoption par un couple homosexuel, c’est oui ou peut-être ?

Posé comme cela, pour moi c’est oui. C’est oui, car il faut aller au bout de la lutte contre les discriminations. Néanmoins, il est indispensable de préparer la société par le débat. Cela ne veut pas dire qu’il faille obligatoirement suivre la société et attendre qu’il y ait une majorité. On n’aurait jamais aboli la peine de mort dans ces conditions.

Faire de la politique ce n’est pas suivre ce que veut l’opinion et en faire son programme ; c’est au contraire identifier l’intérêt général et travailler à le faire partager par l’opinion. C’est pour cela que je souhaite que le PS et la gauche prennent rapidement position. En attendant, j’ai créé sur ces questions au sein de mon club «A gauche en Europe» un groupe de travail, présidé par Christophe Girard (adjoint vert à la mairie de Paris) qui comprend des pédopsychiatres, des juristes, des sociologues, des représentants des parents d’élèves… Ces travaux seront présentés dans le cadre d’un colloque, le 24 juin (2004).

Etes-vous prêt à célébrer un mariage homosexuel en mairie?

Noël Mamère et moi partageons le même objectif : l’égalité de tous les citoyens de la République. Simplement, pour changer la loi, je préfère la confrontation démocratique à la provocation juridique. Un grand débat sera plus utile qu’un coup d’éclat.

La question des droits des homosexuels est-elle une question à part pour vous ?

Non, elle est indissociable de l’avancée des libertés dans notre société. Les pays du Nord sont en avance. L’exemple espagnol, avec l’annonce de Zapatero sur le mariage des couples homosexuels, apporte la preuve que mêmes dans les pays du Sud plus traditionalistes, quand la gauche est au pouvoir, elle peut faire avancer les choses.

Selon vous, la différence entre droite et gauche ne se joue donc plus sur le terrain économique et social…

Aujourd’hui, tout le monde voit bien qu’il y a une différence entre la droite et la gauche dans le domaine social. La droite veut libérer le marché, alors que nous, nous voulons libérer l’homme et la femme, les mettre au coeur des préoccupations politiques. Ce clivage est tout aussi pertinent sur les questions de société. Nul n’oublie que la majorité de la droite se prononça contre l’avortement, le Pacs ou la pénalisation des propos homophobes. La droite se prononce aujourd’hui contre le mariage des couples homosexuels.

Il y a au PS un courant de pensée hostile au mariage en général, hétéro et homo…

Faire en sorte que les homosexuels puissent se marier, c’est aussi leur donner le droit de ne pas se marier.

Libération, Par Charlotte ROTMAN et Blandine GROSJEAN, mardi 11 mai 2004, p. 14

Le « mariage » homo divise le PS : Lionel Jospin est CONTRE !


Le mariage des homosexuels, une question qui divise le Parti Socialiste. Dominique STRAUSS KAHN est pour, Ségolène ROYAL demande le temps de la réflexion.

Lionel JOSPIN, lui, prend position et se prononce contre le mariage homosexuel.

Quand on sait que DSK a été la cheville ouvrière du « mariage pour tous », cela fait froid dans le dos.

La prochaine étape, si la loi passait, après le « mariage pour tous » : « le libertinage pour tous ».