Assemblée Pleinière des évêques de France à Lourdes : le « mariage pour tous » serait le mariage de quelques-uns imposés à tous !


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Après son appel du 30 octobre lancé de Paris, le Cardinal Vingt-Trois qui est le Président de la Conférence des Evêques de France (CEF: structure qui réunit tous les évêques des France), vient de prononcer son discours inaugural de leur assemblée pleinière à Lourdes (ils se réunissent chaque année début novembre).

Son message était attendu…à quelques jours (le 7 novembre) de la présentation du projet de loi Taubira, le « mariage pour tous », en Conseil des Ministres.

Nous retranscrivons ici une partie de son discours :

« La crise économique atteint de plus en plus l’ensemble de notre société. Des entreprises ferment et la précarité s’étend. Des actes de violence barbares heureusement isolés, montrent l’extrême fragilité de notre tissu social et le désarroi de nombreuses familles qui ont besoin d’être soutenues et confortées dans leur mission éducative. C’est dans ce contexte préoccupant que le gouvernement fait passer en urgence des mutations profondes de notre législation qui pourraient transformer radicalement les modalités des relations fondatrices de notre société. Des changements de cette ampleur imposaient un large débat national qui ne se contente pas d’enregistrer des sondages aléatoires ou la pression ostentatoire de quelques lobbies. Nous aurions été heureux, comme dans d’autres occasions, notamment pour les lois de bio éthique, d’apporter notre contribution à ce débat. L’élection présidentielle et les élections législatives ne constituent pas un blanc-seing automatique, surtout pour des réformes qui touchent très profondément les équilibres de notre société. Puisque ce débat n’a pas encore été organisé, nous voulons du moins exprimer un certain nombre de convictions et alerter nos concitoyens sur la gravité de l’enjeu.  »

« Le mariage de quelques-uns imposés à tous… »

« Contrairement à ce que l’on nous présente, le projet législatif concernant le mariage n’est pas simplement une ouverture généreuse du mariage à de nouvelles catégories de concitoyens, c’est une transformation du mariage qui toucherait tout le monde. Ce ne serait pas le « mariage pour tous » (étrange formule qu’il ne faut sans doute pas prendre au pied de la lettre !). Ce serait le mariage de quelques-uns imposé à tous. Les conséquences qui en découlent pour l’état civil en sont suffisamment éloquentes : a-t-on demandé aux citoyens s’ils étaient d’accord pour ne plus être le père ou la mère de leur enfant et ne devenir qu’un parent indifférencié : parent A ou parent B ?

Une supercherie ?

« La question fondamentale est celle du respect de la réalité sexuée de l’existence humaine et de sa gestion par la société. Alors que l’on prescrit la parité stricte dans de nombreux domaines de la vie sociale, imposer, dans le mariage et la famille où la parité est nécessaire et constitutive, une vision de l’être humain sans reconnaître la différence sexuelle serait une supercherie qui ébranlerait un des fondements de notre société et instaurerait une discrimination entre les enfants. »

Plan d’actions

« Face à ces mesures qui menacent notre société, que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ? Nous devons d’abord inviter à prier puisqu’il s’agit de provoquer et soutenir la liberté de conscience de chacun. Comme pasteurs de notre Église, il nous incombe d’éclairer les consciences, de dissiper les confusions, de formuler le plus clairement possible les enjeux. Comme évêques, nous nous efforçons d’être des interlocuteurs pour les responsables politiques et les parlementaires. Nous n’hésitons pas à faire appel à leur liberté de conscience pour des projets et des votes qui engagent plus qu’une simple alternance politique. Nous en appelons à leur sens du bien commun qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers. »

Les chrétiens, les citoyens sont appelés à l’action

« Nous continuons d’appeler les chrétiens, et tous ceux qui partagent notre analyse et nos questions, à saisir leurs élus en leur écrivant des lettres personnelles, en les rencontrant et en leur exprimant leurs convictions. Comme citoyens, ils peuvent, et peut-être doivent, utiliser les moyens d’expression qui sont ceux d’une société démocratique, d’une « démocratie participative », pour faire connaître et entendre leur point de vue. Les sites de la conférence épiscopale et ceux de nos diocèses présentent toutes sortes d’arguments qui sont finalement assez connus. Une chose doit être claire : nous ne sommes pas dans une défense de je ne sais quels privilèges confessionnels. Nous parlons pour ce que nous estimons le bien de tous. C’est pourquoi nous ne mettons pas en avant la question du sacrement de mariage qui est une vocation particulière, mais la fonction sociale du mariage qui ne dépend d’aucune religion.  »

Les enfants doivent être défendus, protégés et respectés !

« Notre société est très sensible et vigilante sur le respect dû aux enfants. Elle attend de ses responsables qu’ils prennent la défense des plus faibles et qu’elle les protège. C’est pourquoi, dans cette période il est important de rappeler un certain nombre de droits fondamentaux, qui sont le fruit de la sagesse cumulée de notre civilisation et qui ont marqué sa sortie progressive de la barbarie. Chacun des droits et des impératifs éthiques qui en découle et que nous énonçons ici s’impose à la conscience morale des hommes, quelle que soit leur croyance religieuse ou leur incroyance. Aucune règle, et a fortiori aucune loi, ne pourra jamais nous décharger de notre responsabilité personnelle et des enjeux de notre liberté… »

Pour retrouver la totalité du discours du Cardinal André Vingt-Trois, cliquez ici.

Les Tourtereaux attendaient cette parole forte. Nous espérons que les autres religions rejoindront les chrétiens et les juifs qui se sont exprimés clairement sur le sujet : ils disent NON AU « MARIAGE POUR TOUS ».

Le gouvernement va-t-il continuer à faire la sourde oreille?

Le mieux serait que le gouvernement abandonne son projet de loi et qu’il améliore le PACS en permettant qu’il soit contractualisé non plus au tribunal mais en mairie.

Enfin, et c’est certainement le plus important :

NOUS DEMANDONS A CE QUE SOIT INSCRIT DANS LA CONSTITUTION:

« LE MARIAGE EST L’UNION D’UN HOMME ET D’UNE FEMME. LE MARIAGE EST L’INSTITUTION FONDATRICE DE NOTRE SOCIETE. »

C’est tout. Mais c’est l’essentiel 😉

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Nicole Thomas ne veut pas célébrer les mariages gays (si la loi passe)


Quelle femme courageuse que Nicole Thomas ! Nous vous félicitons, Chère Madame, vous avez du cran. Vous êtes Madame Courage 2012 !

Elue maire UMP de Bischwiller, commune de 13 000 habitants située dans le Bas-Rhin, Nicole Thomas milite pour que la possibilité soit laissée aux maires et aux adjoints d’opposer au mariage homosexuel une «objection de conscience».

Ah, la conscience. Pourquoi ce mot n’est-il pas sur les frontons de nos institutions républicaines : Conscience, Liberté, Egalité, Fraternité. Ainsi, nous aurions plus de sens, plus de bon sens dans nos projets et dans nos rapports ! La conscience fortifierait tout un chacun. Elle nous redonnerait de la hauteur d’expression, de réflexion et de vue. Elle nous permettrait de prendre le recul nécessaire…Nous avons besoin d’air. La conscience nous en donnerait très certainement !

Adrien Gaboulaud – Parismatch.com, a réalisé l’interview de Nicole Thomas. Nous en donnons quelques extraits :

« Vous avez signé un appel intitulé «protégeons l’enfance», du collectif des Maires pour l’enfance, qui clame haut et fort son opposition au droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Pourquoi?

Nicole Thomas.Première chose, on aurait pu consulter d’abord les maires. Ensuite, l’enfant est le grand oublié du débat. Je crois qu’au nom d’une prétendue égalité des droits, on est en train de créer des discriminations. Certains enfants auront la chance d’avoir un papa et une maman, d’autres en seront privés. Mon devoir de maire c’est de protéger les plus fragiles, les enfants.

Vous parlez de discrimination. Interdire l’accès des homosexuels au mariage et à l’adoption, n’est-ce pas une discrimination flagrante?

La normalité, c’est que ce soient un homme et une femme qui se marient, depuis la nuit des temps et ce sont eux qui procréent. Si la normalité se déplace, on peut tout démontrer à ce moment-là!

Ce n’est tout de même pas la norme de dire que deux hommes ou deux femmes se marient ensemble. Il faut arrêter de détruire certaines valeurs. »

UN SEUL MOT : BRAVO !

Pour lire la suite, rendez-vous dans nos Actualités.

Le projet de loi Taubira divise les élus


Lu dans le Télégramme l’article suivant que nous présentons en partie :

« Si le projet de loi sur le mariage gay est adopté auprintemps prochain, lesmaires duPaysde Morlaix seront tenus delescélébrer. Une perspective qui n’enchante guère certains édiles farouchement opposés aumariage entre deux personnes dumême sexe.

«Au nom de la loi, je vous déclare unis par les liens du mariage». Les célébrations de mariages civils font partie des pouvoirs symboliques conférés aux maires. Le débat sur le mariage homosexuel les concerne donc directement. Soutenu par le Président de la République, le gouvernement, et la majorité parlementaire, le projet de loi a de grandes chances d’être adopté début 2013. Comment vont réagir les maires du pays de Morlaix? Certains d’entre eux ne semblent pasprêts à unir deux personnes de même sexe. «Si la loi est votée, je demanderai à mes adjoints de célébrer les mariages homosexuels. Ils sont contraires à mes croyances religieuses», tranche Raymond Mercier, maire de Guiclan, qui considère que lemariage doit célébrer «l’union d’un homme et d’une femme».
«C’est contraire à mon éthique»
À Carantec, Jean-Guy Guéguen est également opposé au mariage gay. «C’est contraire à mon éthique», explique le maire, quiespère donc trouver des «volontaires» pour présider les cérémonies. «Je sais que beaucoup de mes adjoints y sont opposés. Pour certains, c’est même un motif de non-renouvellement de mandat». Pour Agnès Le Brun, maire deMorlaix, le problème réside dans l’impossibilité de dissocier les sujets du mariage homosexeul et de la famille homoparentale.

«Le mariage légalise automatiquement une filiation impossible biologiquement. C’est mentir à l’enfant», explique-t-elle. «On est en train de détruire l’équilibre familial», déplore Jean-Marc Puchois, maire de Lampaul-Guimiliau.

Pour retrouver la totalité de l’article cliquez ici.