Mariage

Le mariage en France : mariage civil et religieux

Le mariage civil précède obligatoirement le mariage religieux…

Le mariage civil en France, c’est quoi ?

Le mariage homosexuel est aujourd’hui illégal. Le mariage civil doit précéder le mariage religieux et il a lieu entre un homme et une femme à la mairie du village ou de la ville de la future mariée. Les époux se rendent à la mairie avec leurs témoins et leurs familles. Le maire ou son adjoint est présent et c’est lui qui officialisera le mariage civil.

La République française rappelle aux futurs époux les conditions pour se marier :

  • Les futurs mariés doivent avoir au moins 18 ans sauf autorisation du procureur.
  • Ils doivent être célibataires.
  • Les futurs mariés doivent être de sexe opposé.
  • Ils ne doivent pas être liés par des liens de parenté.
  • La loi française interdit formellement de se marier avec un ascendant en ligne directe, ou avec un descendant, ou avec un frère ou une soeur, un oncle ou une tante, une nièce ou un neveu.

Le déroulement de la cérémonie à la mairie.

Le maire ou son adjoint lit les articles du code civil suivant :

ARTICLE 212 : Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance.

ARTICLE 213 : Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir.

ARTICLE 214 : Si les conventions matrimoniales ne règlent pas la contribution des époux aux charges du mariage, ils y contribuent à proportion de leurs facultés respectives.

ARTICLE 215 : Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie.

ARTICLE 220 : Chacun des époux a pouvoir pour passer seul les contrats qui ont pour objet l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants : toute dette ainsi contractée par l’un oblige l’autre solidairement. La solidarité n’a pas lieu, néanmoins, pour des dépenses manifestement excessives, eu égard au train de vie du ménage, à l’utilité ou à l’inutilité de l’opération, à la bonne ou mauvaise foi du tiers contractant. Elle n’a pas lieu non plus, s’ils n’ont été conclus du consentement des deux époux, pour les achats à tempérament ni pour les emprunts à moins que ces derniers ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante.

ARTICLE 371-1 : L’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient au père et à la mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité.

Suit ensuite l’échange des consentements des époux, la déclaration de l’union des époux par le maire ou son adjoint, la signature des registres, la remise aux époux du livret de famille…

Le mariage religieux en France, c’est quoi ?

Nous présentons le mariage religieux chez les chrétiens (catholique, orthodoxe, protestant), chez les juifs et chez les musulmans (ordre alphabétique).

  • Chez les chrétiens (on parle de sacrement de mariage) :

Il est à noter que le mariage chez les chrétiens diffèrent en fonction de la religion : catholique, protestante ou orthodoxe.

Chez les orthodoxes, le mariage commence par l’eucharistie, puis par les fiançailles. Puis, le pope (prêtre) passe un anneau en argent au doigt de la future épouse, et un anneau en or au doigt du futur époux. Ces-derniers échangent ensuite leurs anneaux. Ils sont ensuite couronnés par le pope.

Chez les protestants, le mariage est une bénédiction qui a lieu au temple. La cérémonie débute par la signature des registres (qui servaient d’actes d’état civil avant la révolution française)… par les époux et les témoins. Puis des lectures sont lues. L’échange des consentements a lieu après et les époux sont bénis par le pasteur.

Chez les catholiques, le mariage peut-être célébré lors de la messe ou lors d’une simple bénédiction à l’église. Le marié arrive le premier auprès de sa maman et va devant l’autel où sont disposés deux chaises pour les mariés. La mariée entre ensuite dans l’église au bras de son père accompagnée de la traditionnelle marche nuptiale ou une autre musique. Le prêtre ouvre ensuite la célébration religieuse avec une prière suivie par la lecture d’un texte de la bible, un psaume et l’Evangile. Le prêtre procède ensuite à la célébration du sacrement puis demande aux époux d’échanger leurs consentements. Cette action précède la bénédiction et la remise des alliances. A la fin, les époux et leurs témoins doivent signer les registres.

Exemple d’échanges de consentement (chez les catholiques) :

Le futur époux : « N, veux-tu être ma femme (mon épouse)? »

La future épouse : « Oui, je veux être ta femme (ton épouse). Et toi, N., veux-tu être mon mari (mon époux)? »

Le futur époux : « oui, je veux être ton mari (ton epoux) »

La future épouse : « Je te reçois comme époux et je me donne â toi. »

Le futur époux : « Je te reçois comme épouse et je me donne à toi. »

Les époux disent ensemble : « Pour nous aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves, et nous soutenir l’un l’autre, tout au long de notre vie. »

  • Chez les Juifs :

Le mariage juif exige à la future épouse de procéder la veille de l’union à un bain de purification appelé « Mikve ». Le jour J, il est demandé aux époux de jeûner jusqu’à la fin de la cérémonie afin de s’assainir de leurs péchés. Se déroulant dans une synagogue, la célébration débute par les fiançailles des futurs époux. Devant deux témoins, l’homme passe l’alliance à l’index droit de sa promise avant de boire une coupe de vin. Le rabbin lit alors le « Ketouba » qu’il fera signer ensuite par le marié et les témoins. Vient ensuite la bénédiction des époux par la lecture des sept « cheva bra’hot ». Les époux boivent ensuite une autre coupe de vin, puis le marié brise un verre en commémoration de la destruction du temple de Jérusalem.

  • Chez les Musulmans :

Le mariage débute dans la famille de la future épouse par la cérémonie du henné durant laquelle la future mariée devra se soumettre à un rituel de purification. Célébrée à la mosquée par un Imâm, la cérémonie commence par la lecture de la « Khoutbah », élocutionse et louanges au dieu Allah. Le célébrant demande ensuite au futur marié s’il accepte de recevoir la promise comme épouse et ce, après l’approbation du responsable légal de celle-ci. La cérémonie prend fin après quelques prières en honneur des jeunes mariés. C’est au son du tambourin que se termine habituellement la cérémonie après remise du certificat de mariage aux jeunes époux.

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6 réflexions au sujet de « Mariage »

  1. Franchement, on ne s’intéresse pas aux mariages religieux et à leurs diverses acceptions.
    Les religions sont le problème des personnes qui y adhèrent ; laissons les en paix avec leurs croyances et leurs coutumes tant qu’ils ne cherchent pas à les imposer aux autres.
    La question du mariage civil est la seule qui compte : à quoi sert l’institution du mariage dans une société laïque ? C’est bien ce qu’il faut précisément dire aujourd’hui.
    Si les couples de même sexe (d’ailleurs, pourquoi seulement des couples et pourquoi pas des trios ? et pourquoi obligatoirement « homosexuels », comme s’il s’agissait d’une triste question de pratiques sexuelles ?) souhaitent s’associer civilement, il est tout à fait souhaitable de le leur permettre, à condition que soient clairement explicités les buts de cette réglementation.
    Il parait évident que les buts sociaux, anthropologiques et biologiques du mariage entre mâle et femelle ne peuvent pas être exactement les mêmes que ceux d’une association d’un autre type. Il s’ensuit que dénommer ces deux conditions avec le même vocable est une ineptie.
    Il faut sans doute modifier l’appellation « PACS » (bien laide) et lui trouver un nom plus plaisant, ainsi qu’y adjoindre certains droits civils qui rapprochent encore plus les couples pacsés des couples mariés. Mais appeler cette union civile un « mariage », c’est tout simplement supprimer le mariage. On ne crée pas ainsi un mariage élargi, on annihile des millénaires de civilisation. Le mariage civil n’aura plus le même sens pour personne, et même les mariages religieux seront pervertis par la polysémie du terme.
    Reste une solution : permettons le « mariage » aux homosexuels, et inventons dès à présent un autre mot pour désigner l’union d’un homme et d’une femme souhaitant procréer ensemble.

    • Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. Nous avons modifié votre message en remplaçant la phrase initiale : « Franchement, on se contrefout des mariages religieux et de leurs diverses acceptions. » Par celle-ci : Franchement, on ne s’intéresse pas aux mariages religieux et à leurs diverses acceptions.
      Restons courtois, ouverts et respectueux dans nos échanges. D’autant plus que le mariage religieux existe encore (plus d’1 sur 2, aujourd’hui, plus de 60 % il y a 10 ans, et plus de 70% il y a 20 ans).
      Nous apprécions votre humour surtout à la fin : reste une solution…La vraie solution : ne touchons pas au mariage, renforçons-le en appelant tous les Français à choisir une épouse (une femme). Le rôle de l’Etat : protéger le Mariage, institution fondatrice de notre société, doublement millénaire, qui formalise l’union de l’homme et de la femme pour fonder une famille, un foyer, avoir des enfants…TRANSMISSION DE LA VIE…

      • Juste pour vous rappeler que l’homosexualité n’est pas un choix contrairement à la polygamie et la polyandrie.
        Alors cessez avec vos comparaisons douteuses.
        Bisous les homophobes.

      • Désolé, mais nous ne sommes pas homophobes. Le piège est trop facile. Et nous n’y sommes jamais tombés. D’ailleurs cette victimisation à outrance portée par les défenseurs du « mariage pour tous » commence à bien faire. Bien entendu que nous faisons la différence entre l’homosexualité et la culture gay qui souhaite s’imposer à tous depuis les années 90…

        Bon courage, et dites NON à ce totalitarisme de la pensée unique imposée à tous !

        Les Tourtereaux ne sont pas homophobes; ils sont tout simplement pour le débat, la défense et la protection de la Famille, de l’Enfant et du Mariage (union d’un homme et d’une femme).

  2. Le mariage civil républicain est LAÏQUE, s’il a pour but de fonder une famille alors les couples stériles doivent-ils divorcer?
    Ou bien prend-on en compte l’engagement de l’un par rapport à l’autre? dans ce cas quel est la différence que ça soit des personnes de même sexe ou de sexe opposé?

    • Merci pour votre commentaire.
      Effectivement il existe une réelle injustice dont devrait s’occuper Messieurs HOLLANDE et AYRAULT, et Mme TAUBIRA : accélérer, faciliter et prioriser le désir, la possibilité pour les couples stériles et/ou qui ne peuvent avoir procréer d’adopter. L’adoption devrait leur être spécifique. Un enfant a le droit de choisir s’il voudra avoir papa et maman, ou papa1 et papa2, ou maman1 et maman2. Quel traumatisme pour cet enfant de ne pas avoir l’amour de son père et de sa mère adoptifs.
      Historiquement, avant de devenir laïque ou civile, le mariage était religieux. On parlait alors de sacrement de mariage. Puis, après 1789, les révolutionnaires en voulant éliminer (au sens propre) toute forme, idée, institution religieuse ont créé le mariage civil. Qui n’est finalement rien d’autre que le mariage religieux désacralisé, républicanisé. D’ailleurs il y a de très bonnes choses dans ce mariage civil.
      Nous rappelons que le mariage : c’est l’union d’un homme et d’une femme !

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