Communiqué de presse de CIVITAS : tous à Paris !


Le 13 janvier, nous ferons entendre un message de vérité !
CivitasOui,   il faut manifester le 13 janvier prochain pour dire NON au   «  mariage » homosexuel et à l’adoption d’enfants par les duos   homosexuels. Mais manifester comment ? Pour bien agir, il faut d’abord penser   juste et voir loin. J’ai déjà exprimé mon avis sur Mme Barjot et ses   « dérapages » verbaux dont la répétition ne peut laisser penser   qu’ils sont accidentels. Pour autant, il reste indispensable de manifester ce   jour-là dans les meilleures conditions et c’est pourquoi CIVITAS, avec   l’appui de nombreux autres mouvements, vous fixe rendez-vous à 13h place Pinel dans   le 13ème arrondissement (métro Nationale). D’emblée, afin   d’éviter toute interprétation erronée, je précise que nous n’avons pas été   maîtres du choix de notre point de départ. Mais je veux maintenant   m’entretenir avec vous d’une vision à long terme de la bataille engagée pour   défendre la famille, le mariage et la parenté, et me baser pour cela sur les   déclarations du Président de la République et de ses ministres.
A tous les Français de bon sens : manifester contre l’homophobie ?
Lorsque   les organisateurs de la « Manif pour tous » affirment que le 13   janvier, ceux qui marcheront avec eux devront aussi le faire « contre   l’homophobie », reprenant à leur compte un concept inventé par le lobby   homosexuel, ils commettent une faute grave dont il est important de mesurer   les conséquences pour l’avenir.
En effet, il est bon de rappeler que François Hollande et son gouvernement   ont dans leurs tiroirs une série d’autres projets législatifs qui devraient   venir compléter celui sur l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe   et la possibilité pour eux d’adopter des enfants. François Hollande a ainsi   prévu de rétablir   un dispositif public spécifique de lutte contre les   « discriminations » « doté des moyens adaptés » sur le   modèle de la Halde   (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité) de sinistre mémoire.   C’est cette Halde (créée en 2005 et dissoute en 2011) qui fut à l’origine   d’un méchant procès fait au député Christian Vanneste. M. Hollande a précisé   que les associations   LGBT seront représentées au sein de cet outil répressif. En   outre, M. Hollande a prévu que soient ajoutés aux motifs de   « discriminations » condamnables « l’identité du genre »,   au même titre que « l’orientation sexuelle », imposant de la sorte   un affermissement du   terrorisme intellectuel.
Dans le même ordre d’idées, François Hollande réclame :

  • un renforcement de « la lutte contre les discriminations dans le monde professionnel (y compris dans le secteur public) » qui augure d’une nouvelle vague de « discrimination positive » à l’embauche ;
  • de « faciliter l’accès au statut de demandeur d’asile » aux personnes qui se prétendraient persécutées « en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre » ;
  • de permettre aux porteurs du virus VIH étrangers « y compris en situation irrégulière » de bénéficier de soins « et d’un titre de séjour » ;
  • de soutenir « au niveau international toutes les initiatives visant à combattre les LGBT-phobies ».

Imposer   aux manifestants du 13 janvier opposés à la dénaturation du mariage et de la   parenté de marcher également contre l’homophobie, c’est légitimer la police   de la pensée qui sera demain en charge de réprimer la libre parole de tous   ceux qui s’opposent aux revendications du lobby homosexuel, y compris la   théorie du gender. C’est légitimer un   processus liberticide qui, demain, forcera les esprits rebelles, d’Ivan   Rioufol à Eric Zemmour, de Robert Ménard à Alain Soral, de Serge Dassault à   Jacques Bompard, à se taire ou à subir les nouvelles foudres d’une justice   inique. C’est, à terme, préparer la voie de la censure aux organisations LGBT qui estiment que la   Bible contient des passages « homophobes ».

Manifester pour « l’homo-éducation » ?
Lorsque   Mme Barjot reconnaît au nom de la « Manif pour tous » la revendication « d’homo-éducation », elle commet encore une faute   grave, légitimant là-aussi d’autres mesures prévues par François Hollande.   Notamment, avec le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement   supérieur, d’agir   « sur les programmes scolaires afin de lutter contre les préjugés   sexistes et homophobes » et ce « dès le plus jeune âge (primaire) ».   M. Hollande a également prévu de soutenir « l’intervention des   associations LGBT en milieu scolaire et précise que « l’éducation devra faire une place   aux questions de genre et d’orientation sexuelle pour changer la perception   sociale de l’homosexualité ». Par ailleurs, François   Hollande annonce la mise en œuvre de « formations aux réalités des vies   des personnes LGBT ». Des formations destinées aux enseignants et aux   cadres scolaires, mais aussi aux juges aux affaires familiales, aux   médiateurs, aux travailleurs sociaux, aux personnels de maison de retraite,   aux personnels de santé, etc. Un vrai reformatage des Français !(Toutes les citations de François Hollande sont reprises du dossier Les 17 questions   d’Homosexualité et Socialisme – les réponses de François Hollande)
Aux catholiques en particulier
Même dans les moments les plus graves, certains s’efforcent d’amener le moindre   mouvement de résistance populaire à la rupture entre la Foi et lui. Sous le   couvert de tactiques stériles, on lui explique que le christianisme est   « clivant ». Mais réclamer la non-intervention de la religion dans   le débat politique, c’est contribuer au développement d’un véritable athéisme   social que l’on retrouve précisément chez les rédacteurs du projet de loi que l ‘on prétend combattre.
Laïcité républicaine et « mariage » homosexuel
Au lendemain de Noël, Michèle Delaunay, ministre délégué chargée des personnes   âgées et de l’autonomie diffusait un tweet cathophobe :   « Aujourd’hui les catholiques condamneraient la Sainte Famille : un mari qui n’était pas le père, une mère vierge… ». Imaginez un peu le tollé si un ministre se permettait un message offensant le judaïsme ou l’islam au lendemain d’une de leurs fêtes religieuses !
Mais c’est tout au long du mois de décembre que François Hollande et son   gouvernement ont multiplié les déclarations agressives à l’égard du   catholicisme.
Le 3 décembre, Cécile Duflot, ministre du logement, menaçait de   réquisitionner des biens immobiliers de l’Eglise catholique.
Le 9 décembre, François Hollande annonçait la création d’un   « Observatoire de la laïcité » qui devra notamment énoncer des   propositions sur l’enseignement de la morale laïque à l’école ainsi que   faciliter la préparation de l’inscription de la loi de 1905 dans la   Constitution, et indiquait, tel un dogme, « La loi de 1905 n’est pas une loi   comme les autres, qui peut être modifiée ; elle a fondé des principes immuables   (…) » . Il va falloir lui faire savoir que c’est l’institution du   mariage qui est fondée sur des principes immuables, et non la loi de 1905 !
Le 11 décembre se déroulaient les « Rencontres de la laïcité »   organisées par le groupe socialiste à l’Assemblée. Trois ministres y sont   intervenus. M. Vincent Peillon, ministre de l’Education, y a rappelé son   intention que la morale laïque devienne une discipline à part entière dans   les établissements scolaires dès la rentrée de 2014. M. Manuel Valls,   ministre de l’Intérieur, a parlé de traquer la « pathologie religieuse »   (cf dépêche de l’Agence Reuters), déclarant « il est temps que le camp   laïque reprenne l’étendard » et annonçant « une réorientation de la   mission des préfets sur le sujet », les « conférences   départementales sur la liberté religieuse » devenant les   « Conférences de la laïcité ». Enfin, Mme Christine Taubira, garde   des Sceaux, a insisté sur   la dimension « laïque et républicaine du mariage pour tous ».
En vérité, c’est un   véritable totalitarisme laïciste que met en place François Hollande. Et c’est   ce fanatisme d’irréligion qui a pour corollaire une volonté de détruire la   Famille.
Face à ce péril , c’est d’un   réveil catholique dont la France a besoin. Et il faut   l’assumer sans plus tarder. « La   vérité, écrivait Saint Pie X, ne veut pas de déguisement :   notre drapeau doit être déployé ; c’est seulement par la loyauté et la   franchise que nous pourrons faire un peu de bien, combattus, certes, par nos   adversaires, mais respectés par eux, de manière à conquérir leur admiration   et, peu à peu, leur retour au bien. » Mais, objecteront certains, ne   faut-il pas être habiles pour obtenir une meilleure couverture médiatique ?   « Si je cherchais à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du   Christ », leur a déjà répondu Saint Paul (Ga 1, 10).A la lecture de ces différents arguments, vous aurez compris les raisons pour   lesquelles nous estimons nécessaire de manifester le 13 janvier prochain   séparément de Mme Barjot. Il ne s’agit pas de simple désaccord dialectique,   encore moins de tirer la couverture à soi. Il ne s’agit pas non plus de   confondre manifestation et procession. Il s’agit d’avoir bien en tête les   principes fondamentaux sur lesquels reposent l’action et de considérer les enjeux   à long terme et dans leur globalité afin de ne pas faire inconsciemment le jeu de l’adversaire.

Le 13 janvier à 13h, place Pinel (métro Nationale) dans le XIIIème arrondissement, nous   rassemblerons de nombreux catholiques pour la Famille, sans que cela soit signe d’exclusion. Nous   serons capables d’unir à nous, au-delà des catholiques pratiquants, quantité   de Français de bon sens, sans que cela n’entraîne pour autant ni neutralité ni   anonymat. Notre addition des forces se fera sur un discours de vérité. Parce que seule la vérité rend libre.

Alain   Escada, président de Civitas

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Une réflexion au sujet de « Communiqué de presse de CIVITAS : tous à Paris ! »

  1. Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l’ homoparentalité.

    I. Le langage

    La normalophobie.

    L’habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser systématiquement les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d’orientation sexuelle normale ou d’orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement sur les orientations sexuelles ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentalité.

    Des mots précis.

    L’emploi d’un même terme pour désigner deux réalités différentes conduit à des confusions.
    On ne peut donner un même nom, en l’occurrence « couple » à l’union homosexuelle et à l’union hétérosexuelle. En effet l’union d’un homme et d’une femme est différente de l’union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l’homme est identique à la femme.
    L’homosexualité est une forme d’ intolérance à l’altérité sexuelle alors que l’hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle.
    L’utilisation d’un même terme, « couple » pour désigner deux réalités différentes, et même antagonistes, est anormale.
    A deux types d’unions différentes il faut donner des noms différents : « couple », comme on l’utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme « paire » car cette union concerne deux personnes de sexe identique.
    Si le couple est composé de deux personnes c’est qu’il y a deux sexes différents. Le chiffre « 2 », en tant que tel, n’ouvre aucun droit. S’ agissant d’homosexuels, le sexe étant le même pour les deux personnes, cette reconnaissance juridique de la vie à deux n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq.

    Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l’occurrence le mariage, pour des unions qui sont différentes.

    II. La loi et le mariage

    Avec le mariage la société reconnaît juridiquement l’importance de l’altérité sexuelle et lui rend hommage, en mariant par exemple des couples qui ne peuvent pas, ou plus, enfanter. La société sait que seule l’ union d’un homme et d’une femme permet potentiellement d’ assurer son avenir. Les hétérosexuels n’ont jamais eu besoin de réclamer un droit au mariage , car une telle possibilité est évidente depuis la nuit des temps.

    Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu’elle soit, ne confère aucun droit. Le mariage est ouvert à tous. Il ne crée ni une injustice ni une discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l’orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se marier.
    Si chaque individu peut librement se marier, est l’ égal des autres devant le mariage, l’union homosexuelle, elle, n’est pas égale à l’union hétérosexuelle. Seules des choses identiques peuvent être traitées d’une façon égale.

    Malgré le chantage à l’homophobie le législateur n’a pas à étendre le mariage à une union différente de celle pour lequel il est prévu, cela d’autant plus qu’ avec le mariage, le plus souvent, un tiers est concerné : l’enfant . Le législateur, par le mariage, propose un cadre au couple afin de l’aider à se stabiliser et protéger ainsi l’enfant né ou à naître.
    S’il est exact que des homosexuels peuvent avoir la charge d’enfants, la demande de reconnaissance juridique de l’homoparentalité comme une forme de paternité est inutile, l’enfant ayant un état civil et donc un régime juridique clair.

    III. L’enfant

    Une fraction du lobby homosexuel souhaiterait assimiler le couple avec enfant et une paire d ‘ homosexuels élevant un enfant. En effet l’apparence de ces derniers se rapproche de celle du couple normal. Les demandes d’accès au mariage et à l’adoption peuvent de ce fait apparaître parfois comme destinées à faire oublier le caractère spécifique de l’homosexualité. L’enfant deviendrait alors un moyen mis au service d’une cause qui n’est pas la sienne.
    Les maltraitances d’ enfants, quant à elles, doivent être sanctionnées si des parents sont indignes. Les enfants placés dans une famille d’adoption doivent y retrouver le père et la mère qui leur manquent. On ne doit pas utiliser le malheur de ces enfants afin de démontrer qu’ils seraient mieux dans une famille de deux hommes ou deux femmes que dans leur famille d’origine et les transformer ainsi en propagandiste obligés de l’homoparentalité. Quant à l’adoption par un célibataire elle devrait prioritairement permettre que des enfants puissent être adoptés par leur oncle, leur tante, ou un autre membre célibataire de sa propre famille.

    Faire croire à un enfant qu’il a deux papas est un mensonge.
    Faire croire à un enfants qu’il a deux mamans est choquant. Une mère est unique, biologiquement et moralement. C’est cette unicité qui crée le lien enfant-mère à nul autre comparable.

    La loi n’a pas à entériner toutes les situations de fait découlant du comportement de tel ou tel individu sauf à créer une règle par individu et par situation ce qui entraînerait la disparition de la notion même de droit. L’homosexualité a toujours existé, elle est admise par notre société. Ce comportement n’a cependant pas vocation à être à l’origine d’une modification de la législation sur le mariage.

    IV Non au mariage pour les gays

    L’union hétérosexuelle peut donner la vie, pas l’union homosexuelle. La première respecte l’altérité sexuelle, la seconde l’ignore. Les principes d’égalité, de non-discrimination, ne s’opposent pas à ce que le législateur règle de façon différentes des situations différentes.

    Le mariage pour les gays est un non-sens.

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