Un jeune et talentueux philosophe publie dans Libération : Mariage pour tous, justice nulle part !


FXB2

Il s’appelle François-Xavier Bellamy (FXB), c’est un jeune professeur de philosophie et aussi un adjoint au Maire de Versailles (délégué à la jeunesse). Nous avions fait sa connaissance dans le cadre des élections américaines. Puis, nous l’avions retrouvé le 17 novembre 2012 lors de la manifestation à Paris contre le « mariage » gay. Il est un des héros du film La Marche des Tourtereaux (dans sa version longue et courte). Il est jeune et talentueux et a décidé en ce début du mois de décembre 2012 de s’investir davantage avec 1000 autres jeunes pour dire NON au « mariage pour tous » !

Portrait d’un futur ministre de l’Education Nationale

Après des études secondaires à Versailles, il fait ses classes préparatoires à Paris. Il intègre l’Ecole Normale Supérieure de Paris. Il en sort agrégé de philosophie.

Parallèlement à ses études, il participe à deux cabinets ministériels, auprès du Ministre de la Culture et de la communication, puis du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice. Il met un terme à cette expérience politique. Pourquoi ?

Il devient professeur de philosophie.

En 2008, à 22 ans, il est élu maire-adjoint à Versailles, délégué à la jeunesse et à l’enseignement supérieur, sur la liste (sans étiquette) de François de Mazières.

« Je conduis ce mandat parallèlement à mon métier ; c’est un engagement quotidien, passionnant, au sein d’une équipe très active unie par le sens du service. »

Pour connaître la suite de sa biographie cliquez sur ce lien.

Le 3 décembre 2012 il adresse cette lettre ouverte aux parlementaires français qui sera publiée dans Libération.

« Lettre ouverte aux parlementaires français,

Nous avons moins de 30 ans. C’est nous qui hériterons de l’avenir que vous préparez aujourd’hui. Or, vous serez bientôt conduits à vous prononcer sur l’évolution du mariage, et votre décision comptera pour dessiner cet avenir ; aussi avons-nous notre mot à dire. 

Vous pensez peut-être que l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est pas d’une grande importance, et que d’autres sujets sérieux pourraient nous préoccuper. Nous sommes nés dans un monde en crise, et cette crise devrait être l’unique sujet d’inquiétude de notre génération. Mais nous pensons que la question du mariage en est l’un des aspects majeurs. C’est cette inquiétude qui nous pousse à parler, et elle seule : nous refusons une réforme qui ne pourra qu’aggraver la précarité des équilibres sociaux, et dont les plus jeunes seront les premières victimes.

Toutes les formes de la crise que nous traversons sont le résultat d’une même rupture. Au nom du «progrès» et de la consommation conquérante, l’individualisme de nos sociétés occidentales a partout produit l’affaiblissement des repères fondamentaux. Il y a trente ans, dans le monde de l’économie, appeler à la mesure dans la consommation ou au respect de la nature vous valait d’être considéré comme un rétrograde ou un marginal. Aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de dérégulation qui s’annonce, cette fois-ci en matière de droit de la famille : une petite minorité, munie des armes classiques du lobbying politique et médiatique, martèle que la structure ancestrale de la famille, fondée sur l’alliance complémentaire d’un homme et d’une femme, doit être dépassée. Elle exige, sous prétexte de «progressisme», qu’on adapte la définition de la famille à la mesure de son désir, qu’elle prétend, à tort, partagé par toutes les personnes homosexuelles. Et qu’on lui cède, sans discussion, des enfants adoptés, ou fabriqués pour l’occasion s’il venait à en manquer.

Les voix qui alertent ne manquent pas. Des juristes, qui appellent à la prudence avant de bouleverser le socle même du droit de la famille et de la filiation. Des associations d’enfants adoptés, qui, avec les psychologues et les pédopsychiatres, s’inquiètent des conséquences sur les enfants. Des psychanalystes, qui rappellent combien la différence des sexes est nécessaire à la construction des personnalités et des sociétés. Tout cela est balayé d’un revers de main. Ceux qui doutent de cette réforme sont taxés de passéisme. Et pourtant, les rétrogrades ne sont pas où l’on croit : au nom des vieilles revendications d’une idéologie dépassée, certains voudraient refuser un débat nécessaire, et écarter ces voix qui pointent le risque pour les générations futures – pour notre avenir ! Mais comment accepter que le principe de précaution s’applique pour la défense de l’environnement, et non lorsqu’il s’agit de nos enfants ?

Nous ne parlons au nom d’aucun conservatisme, d’aucune haine. Nous serons les premiers à le rappeler, toute personne doit être respectée dans sa dignité ; et nous espérons que notre jeunesse saura toujours se révolter contre le mépris, l’intolérance et la discrimination. L’injustice est scandaleuse quand elle touche les personnes homosexuelles ; mais elle ne l’est pas moins quand elle atteint les enfants. Affirmer que la société doit offrir à chaque jeune, autant qu’il est possible, de grandir avec un père et une mère ; que c’est le bien des plus petits qui doit être notre première préoccupation ; que le droit ne peut réinventer les liens de filiation pour satisfaire le désir des adultes – rien de tout cela n’est homophobe !

Nous voulons parler pour les plus vulnérables d’entre nous. Les jeunes, dans notre pays, sont touchés de plein fouet par la précarité ; comme partout, quand la crise frappe, c’est vers leur famille qu’ils se tournent. Dans les années d’épreuve qui s’annoncent pour notre génération, dans l’instabilité du monde qui vient, nous aurons plus que jamais besoin de la stabilité des repères familiaux. Le bouleversement que susciteraient ces filiations artificielles, séparées de la complémentarité des sexes, fragiliserait définitivement la structure la plus nécessaire. Le mariage pour tous, c’est, en fin de compte, la famille pour personne. C’est le législateur qui fuit son rôle, parce qu’il abandonne, au nom d’un faux progrès, la norme et le bien communs. C’est la république qui perd du terrain, au profit de l’individualisme consumériste et du communautarisme identitaire. Et quand le terrain perdu est celui de la famille, alors, le perdant, c’est l’enfant. Nous ne pouvons prendre ce risque ; nous comptons sur vous ! »

Retrouvez les mille premiers signataires sur www.generationjusticepourtous.fr.

Vous avez moins de 30 ans ?

Nous vous invitons à les rejoindre massivement ici.

Qu’ils soient 100 000 avant le 13 janvier 2013. Et le million le 13 😉

Mille MERCIS !

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